LANCEMENT & SIGNATURE LE 10 OCTOBRE à partir de 18h- ROMA – BERNARD PLOSSU

« Au début des années 70, de passage à Rome pendant un hiver froid et pluvieux ; j’avais un grand angle ! aucune photo correcte mis à part deux ou trois clichés de Pompei, silencieuse et vide sous la pluie merveilleuse…
Plus tard, en 1979, j’ai finalement compris la force discrète du 50mm. Je vivais, à ce moment-là, dans les  hautes terres du Nouveau-Mexique  et je venais à Rome pour voir Claude Nori. Là, ce fut le choc visuel : est-ce le fait de vivre dans le désert qui rendit cette ville si fascinante à mes yeux ?

On dit souvent que mes images de l’ouest américain sont plus horizontales et que celles des rues de Rome sont plus verticales ! Et que je suis aussi fortement influencé par le travail de Corot, à qui je pense souvent.. Cet artiste m’a définitivement marqué grâce à sa sobriété.
À Rome, je me suis également entretenu avec Paola et Luigi Ghirri, chez Mies et Mario de la galerie Rondadini , ainsi qu’avec Monterosso (ça ne nous rajeunit pas) !

En 1980, je suis retourné à Rome avec Françoise, mon amour de toujours, andalouse et italienne !
Une pluie torrentielle frappait la ville, que nous pouvions voir par la fenêtre de notre auberge située près de la place du Panthéon. Nous étions venu pour visiter la Villa Giulia, le musée étrusque où j’ai photographié un vase, comme Morandi…
Les années passèrent avant mon retour en Europe, et tous les artistes étaient sous l’influence du mouvement pictural de l’ « école romaine » (Mafai, Scipione, Pirandello, Antonietta Raphael, Afro) : les merveilles qu’ils produisaient m’inspirèrent énormément.

Rome me fascine toujours, nous y allons presque tous les ans et je photographie de manière aléatoire, désordonné, rien de systématique ou d’organisé ! De quartier en quartier, n’écoutant que mon instinct et surtout ma passion : je suis amoureux de cette ville, mais aussi de toutes les petites îles italiennes ou j’essaye d’aller le plus souvent possible !
À Rome, je vois aussi régulièrement Laetitia et Patrick Talbot qui y vivent ; En 2000, Patrick à réussi à m’emmener visiter l’intégralité du Palazzo Farnese ! La même année, j’ai visité le lieu le plus métaphysique qui existe : la centrale de Montermatini, une vieille centrale électrique transformée en musée de sculpture. Puis j’ai rendu visite à Jean-Christophe Bailly pour l’exposition « Col Treno » sur l’Italie vue d’un train.. Et j’avais toujours Corot en tête. Je suis possédé par Rome, ville, selon moi, métaphysique. »

 

Le lancement de ce très bel ouvrage, c’est jeudi 10 octobre chez Artazart !  À cette occasion, Bernard Plossu viendra discuter avec vous et signer quelques livres…

 

 

 

 

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